
Tout ce qui Meurt & Agonise
A bientôt au pays des rêves.
Au village, le virus a éliminé tout le monde. Sauf Jack.
Tous sont devenus des carcasses déambulantes, rejouant une sombre parodie de la journée précédant leur mort. Une mémoire musculaire qui condamne les revenants à exécuter les derniers gestes qu’ils ont eu avant que leur conscience ne disparaisse.
C’est au milieu de ce grand théâtre que vit Jack.
Épargné par la mort, il en est désormais le plus fidèle spectateur. Chaque jour, il s’applique à reproduire la même journée avant que tout ne parte en vrille : le réveil, le petit déjeuner avec sa famille (morte), la visite du facteur (mort), les discussions avec les voisins (morts), le travail à la ferme.
Tant que tout ce petit monde est nourri de chair fraîche, tout se passe bien. Une routine que Jack s'applique à respecter, car elle est aussi garante de la sécurité de son mari et de leur fille. Mais le problème d’une routine, c’est qu’un imprévu peut tout foutre en l’air.
Tout ce qui Meurt & Agonise traite évidemment de la mort, de la chair et de la pourriture.
Mais c’est aussi un récit qui convoque les souvenirs de l’amour, de la vie et de la joie. Souvenirs merveilleux auxquels s’accroche désespérément Jack, qu’on a terriblement envie de prendre dans nos bras. Un destin qui nous prend violemment aux tripes, opposant les souvenirs pastels au présent cramoisi.
Troublant, déchirant et magnifique.












